Il y a deux écoles. Ceux qui achètent leur sirop en bouteille, et ceux qui ont goûté un sirop de fraise fait maison. Les seconds ne reviennent jamais en arrière, et on les comprend.
Le Thermomix a un mérite qu’on lui reconnaît rarement côté boissons : il prend en charge tout ce que vos mains détestent faire. Chauffer le sucre au bon degré sans le brûler, écraser la glace en neige, mixer un fruit jusqu’à la soie. Vous versez, il s’occupe de la chimie.
Et la journée entière y passe. Le matin, un jus de carottes pressé minute ou un jus de pommes qui n’a rien à voir avec celui du supermarché. L’après-midi, quand il fait chaud, une citronnade au gingembre qui réveille, ou un smoothie pastèque-citron à boire à la paille. Le soir venu, le bol se transforme en bar : une piña colada onctueuse, un spritz qui pétille, sans tablier ni shaker.
Les sirops, eux, méritent qu’on s’y arrête. Une fois la technique en main, on en fait pour tout : pour parfumer l’eau, napper un dessert, ou même se soigner — il existe une recette de sirop contre la toux qu’on prépare soi-même, en sachant exactement ce qu’on met dedans. L’hiver, c’est un chocolat chaud aux épices qui prend le relais, et là encore la machine fait le travail pendant que vous mettez la table.
Servez-vous. Le verre fait maison a un goût que la bouteille n’aura jamais.